Et au parmy d'icelles champaignes, est scituée et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne... Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal.

Ça, c'est ce que déblatère Jacques Cartier, le 3 Octobre 1535, quand il débarque à Hochelaga (aujourd'hui un quartier de la grande métropole de Montréal), et qu'il se paye une petite rando sur la montagne qui domine pas loin.

Nous vous avons déjà présenté quelques vues estivales ou automnales du Mont-Royal, cette montagne qui domine la ville, et qui se trouve à 1/4 d'heure à pied de notre appartement. Le parc du Mont-Royal est un des principaux poumons verts de Montréal. Son aménagement date des années 1870, et est dû à Frederick Law Olmsted, aussi connu pour être le paysagiste du Central Park de New-York !

C'est un sacré grand parc, et on ne le découvre que par petites touches à chaque visite. Cette fois, nous nous rendons au lac aux Castors. C'est un bassin artificiel, aménagé en 1938 sur le site d'anciens marécages. Airelle, qui s'y est déjà promenée avec sa maîtresse, nous explique qu'on n'y verra aucun castor, puisque d'abord, c'est l'hiver, pas folles les bêtes, et qu'en plus, les castors, ils ont disparu de la zone après que leurs barrages ont été découverts puis détruits, lors des travaux d'aménagement il y a 80 ans.

C'est donc sans illusion, mais avec nos patins à glace, que nous avons pris le bus et que nous nous sommes hissés sur la montagne.

Nous avons fait notre baptême de patinage en plein air canadien, et en ramenons quelques souvenirs en images : à voir, Olive et Airelle qui commencent à se débrouiller sur la glace, Flo qui entretient son niveau, et de mon côté,  pour ma deuxième séance de patinage, quelques tours de pistes qui font mal aux cuisses, mais toujours sans chute au compteur.

On tourne et vire, puis revoilà la nuit et les lumières de Noël. Je vous ai déjà écrit quelque part que ça devient une habitude !