A Montréal, il y a le Saint-Laurent, et sur le Saint-Laurent il y a le parc Jean Drapeau, qui est composé de deux îles. Sur l'île Notre-Dame il y a le circuit Gilles Villeneuve, avec des formules 1. Sur l'île Sainte-Hélène, quatre fins de semaine par hiver se tient la fête des neiges, une espèce de grand parc d'attraction pour enfants, avec glissades, chemin de glace, ringuette et food-trucks. Détail intéressant, on accède à l'île en métro (une ligne franchit le fleuve).

Ici la glissade c'est quelque chose d'important. On y va en famille, un peu partout, pour se lancer sur de grandes pentes, juchés sur des luges, des crazy carpets, des espèces de body-board, des chambres à air, des genres de rafts, voire carrément des barques (oui oui). On trouve même des lieux avec des tapis remonte-pente pour s'économiser.

Ici c'est le royaume du tube, des monceaux, des tombereaux de tubes utilisés sur une quinzaine de pistes de 300 mètres, plus ou moins bosselées et pentues.

Parmi les grands classiques hivernaux, il y a aussi la glace, sous toute ses formes, sculptée, façonnée en poutres pour monter des structures, igloos, et même hôtels complets où on peut passer la nuit (à Québec).

Ici c'est un bateau pirate brisé comme structure de jeu pour enfant, avec ses toboggans de glace. Très efficace.

Spectacle de cirque, dans une esthétique alpinisme des années 80. Ça pourrait être Georges, Evelyne, Jean-Louis et Monique dans une hivernale au Pelvoux (en plus souple peut-être).

On trouve aussi un chemin de glace, plus intéressant que de tourner en rond dans une patinoire...

Pas évident la petite enfance dans un environnement enneigé, mais ça n'arrête pas le canadien.

Au retour, et malgré la queue de castor Bananarama avant de quitter le parc, on est quand même un peu claqués et refroidit. Il est temps d'aller sagement attendre à la maison la pluie verglaçante prévue pour 17h. L'Ave Maria de Schubert dans une version au saxophone alto et dans l'acoustique scandaleuse des couloirs du métro nous arrache nos dernières forces.