Hier soir, c'était spectac'. Kid Koala, le fameux DJ canadien présentait en première mondiale "The storyville Mosquito", un film d'animation tourné, diffusé et mis en musique en live, sur scène. Une expérience assez totale donc, impliquant 21 maquettes, une bonne dizaine de marionnettistes courant d'un décor à l'autre, un ou deux cadreurs, un réalisateur, un trio à cordes, et Kid Koala donc pour mener tout ça, faire tourner les platines, jouer de la clarinette, un peu de batterie et même un bout de xylophone.

Vue d'ensemble juste avant la claque :)

Tout ça est assez incroyable, rapidement on ne sait plus trop où regarder, entre l'écran où se déroule l'action, l'un des "lieux du tournage" du moment (bien souvent deux lieux sont impliqués, par exemple l'un pour les gros plans avec de grandes marionnettes et l'autre pour les plans d'ensemble, avec un décor et de petites marionnettes), ou les musiciens.

Le tout est parfaitement maîtrisé, la construction narrative, l'univers visuel, la réalisation (au sens cinématographique) et la musique. C'est poétique, beau, émouvant et généreux comme un 33 tours de Richard Clayderman. Pourquoi faut toujours que ça dérape sur ce blog. Anyweï. Tout ce qu'on savait c'est que "Kid Koala monte un truc multi-disciplinaire, ça peut être bien", et on ressort avec la sensation d'avoir vu quelque chose d'unique. La première mondiale était réservée à Montréal, donc à domicile pour lui. On a donc en prime un public totalement acquis et bienveillant, dans une salle plutôt petite (la cinquième salle de la place des Arts), bref on est bien :).

Et comme Kid Koala est un type sympa, "your mom's favorite DJ" so to speak, à la fin tout le monde est invité sur scène pour voir de plus près à quoi le vaste bordel nécessaire à tout ça ressemble.

On est bien contents d'avoir vu ça, ça risque de pas tourner beaucoup vu la logistique nécessaire...

Bon pour finir quelques trucs qui traînent pas désagréables à l'oeil :).

That's all folks ! Take care !

J'ai cherché, "meisterstücke" veut dire "chef-d'oeuvre" figurez vous. Rien que ça. On apprécie que pour une raison qui m'échappe encore il ait opté pour la langue de Wagner. Ce regard fait froid dans le dos, à moins que ce ne soit le costume.