Le jardin botanique de Montréal est considéré comme l'un des plus beau au monde. Il est situé dans le quartier d'Hochelaga-Maisonneuve, avec pour plus proche voisin le stade olympique (conçu pour les JO de 76, avec sa tour penchée, la plus haute au monde dans le genre penché).

Le site vient de ré-ouvrir après un long confinement et, sous une chaleur caniculaire il faut le noter, nous avons été ravis de pouvoir y faire un tour avant notre départ de Montréal : c'était pas dommage :)

Cet immense parc se compose de grands jardins thématiques, ainsi que de dix serres et d'un insectarium, ces derniers restant malheureusement fermés. En cette période troublée, nous n'avons donc pu découvrir qu'une version réduite du potentiel de ce jardin, puisqu'une promeneuse habituée nous a confié au détour d'un sous-bois que le travail des jardiniers n'ayant pu être organisé ces derniers mois, nous ne pourrions nous perdre dans les collections de fleurs et plantations qui ornent traditionnellement les lieux. C'était cependant déjà magnifique, et nous n'avons pas douté un  seul instant être là dans un des joyaux de l'univers des artistes jardiniers.

Nous entrons d'abord par la Roseraie.

Nous avons une pensée pour Evelyne et Georges qui avaient visité le jardin à l'automne, à la saison où les rosiers sont silencieux.

Puis le jardin chinois se dévoile, porte après porte.

L'effet de surprise est d'une efficacité époustouflante. On a la sensation de traverser un portail spatio-temporel, et d'émerger dans une bulle d'eau et de miroirs.

Le jardin japonais se niche juste derrière.

Son pont "croche" nous permet d'admirer d'énormes carpes.

Le jardin des premières nations demeure en sommeil.

Ce jardin, sans doute le plus grand du parc, est habituellement organisé en espaces de rencontres et d'activités interactives. Il abrite également des vitrines d'objets d'arts et d'artisanat, mais tout cela est cette année aux arrêts.

Nous pouvons tout de même sillonner les sentiers en sous-bois, parmi une grande quantité d'essences aux noms plus poétiques les uns que les autres.

Le jardin alpin ménage son effet, au détour d'un grand chemin.

Les roches et la végétation basse réveille en nous le désir de nature, et l'envie de rechausser nos souliers de randonnée...

Attirés par un dormeur bienheureux, nous terminons notre promenade au jardin fleuri.

Des petits ponts enjambent un ruisseau qui serpente, on est enfin autorisé à fouler l'herbe verte crue, et, merveille, nous amarrons finalement, comme sur une île, à l'ombre d'un grand tilleul d'Amérique.

Nous n'avons pas eu le temps de parcourir l'immense arboretum, que les promeneurs courageux trouveront tout à l’extrémité du parc, et il y aurait bien d'autres belles journées à passer ici.

Nous prenons donc le chemin du retour, à travers le quartier d'Hochelaga, arrondissement populaire de la ville, qui nous change bien de l'ambiance protégée et bohème du Plateau. Les filles en profitent pour enfiler leur maillot de bain et se rafraîchir sur une plaine d'eau.

Notre voyage à Montréal touche à sa fin, maintenant. Nous sommes tombés amoureux de ce coin de terre, ça c'est sûr. Justement, en attendant le bus du retour, celui qui n'arrivera pas, on collecte un florilège d'écritures donnant matière à réflexion : Canada, Québec, Montréal ... tout un programme.