Cet automne 2019, le soir d'Halloween a Ă©tĂ© reportĂ© pour la premiĂšre fois de l'histoire d'Halloween ! (Enfin c'est ce que m'ont dit les trentenaires quĂ©bĂ©cois que j'avais sous la main dans mon petit univers). Une tempĂȘte de vents violents et de pluie, annoncĂ©e pour le grand soir du 30 Octobre, nous a contraints Ă  attendre le 1er novembre pour dĂ©couvrir les joies d'Halloween, ce qui, pour nous français non-puristes, n'avait rien de dĂ©solant, puisqu'on a pu faire ça en ambiance weekend. (Certains furieux ont prĂ©fĂ©rĂ© sauver la tradition, et venir sonner aux portes le jeudi soir. Nous en avons nous-mĂȘme trouvĂ©s quelques rares spĂ©cimens dĂ©goulinants sur notre paillasson).

Pour vous expliquer la chose, dans les gĂ©nĂ©ralitĂ©s on retrouve ce qu'on peut voir dans nos villages de France qui tentent de se mettre au goĂ»t de l'AmĂ©rique en fĂȘtant les citrouilles : tes enfants se costument, et tu sors avec eux dans le frais pour aller chercher des sucreries gratos chez tes voisins.

Sauf qu'ici, il y a 2-3 petites choses qui font que tu te sens dans le vrai : d'abord, il ne fait pas QUE frais. Ensuite, nous habitons tout prĂšs d'un bloc rĂ©putĂ© pour sa participation active Ă  la fĂȘte : c'est lĂ  que tu comprends que pour certains, il n'y a pas que la date qui compte, mais aussi tout un dĂ©corum. Airelle et Olive se sont donc mĂȘlĂ©es Ă  des ribambelles d'enfants costumĂ©s, pour faire la queue de portes en portes, d'escaliers en escaliers, seaux au bras (jurĂ© !), pour recevoir des mains gĂ©nĂ©reuses des propriĂ©taires costumĂ©s-pas-pour-rire (vus : sorciĂšres en tout genre, tyrannosaure, AstĂ©rix et ObĂ©lix, Hulk, Woody de toy-story😅, ...), des chocolats, des bonbons, des chips (oui, oui), ou parfois un crayon ou une gommette, quand on tombe sur un adulte diĂ©tĂ©tico-responsable.

On n'a pas reçu de brosse à dent, ce qui est bien dommage. Et pour le ravitaillement, pas de risque de rupture, le voisinage enthousiaste a traßné sur les perrons des cartons entiers de victuailles, dont certains sont encore scotchés à l'heure précoce de la soirée à laquelle nous sommes sortis.

Le tout s'agrĂ©mente ça et lĂ  de musique ou de vidĂ©o diffusĂ©es par les baies des rez-de-chaussĂ©e. Vu aussi : un adolescent Ă  cheval sur le rebord de fenĂȘtre de sa chambre Ă  l'Ă©tage, qui lance des bonbons en visant les enfants en bas dans la rue !

A l'arrivée, aprÚs un bain  bien chaud, les filles compte leur butin !

Pas mal pour un 1er novembre!